Nathalie GOLOUBOFF, Neuropsychologue à Paris

Neuropsychologue spécialisée dans le dépistage du TDAH et du Haut Potentiel

  • Le trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)
    • En cas de problèmes de concentration, le bilan neuropsychologique permet de mesurer l'étendue et l'ampleur des difficultés attentionnelles afin de conseiller au mieux pour la poursuite du parcours personnel et scolaire/professionnel (que mettre en place à l'école et dans la vie quotidienne ? que faire pour améliorer ses compétences ?, vers qui s'orienter ?...)
    • Le trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un trouble neurologique développemental qui peut potentiellement affecter, de façon plus ou moins prononcée et selon les personnes:
      • les capacités d’attention et de concentration (la personne se disperse et s’éparpille, elle a besoin d’être encadré pour mener à terme une activité…)
      • la résistance à l’effort (fatigabilité)
      • la capacité à sélectionner l’information pertinente dans un ensemble de données, à ne traiter que l’information pertinente parmi de nombreuses informations
      • les capacités de mémoire de travail (stockage temporaire d’informations en mémoire pendant la réalisation d’une tâche)
      • la capacité à faire deux choses en même temps
      • la vitesse d’écriture (lenteur lors du passage à l’écrit)
      • la capacité à s’organiser, à planifier et à anticiper (comment s’y prendre ? par où commencer ? quelle méthode ou stratégie mettre en place pour être efficace ?...)
      • la capacité à réguler ses émotions (hypersensibilité, changement d'humeur rapide et marqué, difficulté à gérer la frustration...)
      • la capacité à réguler son comportement (hyperactivité et/ou impulsivité dans certains cas mais pas toujours, difficulté pour respecter les règles et les limites…).
    • Alors que la personne a un bon potentiel cognitif, le TDAH peut avoir un impact fonctionnel à la fois sur le plan scolaire (résultats en dents de scie, pas de retour sur investissement…), familial (conflits), social (difficultés relationnelles avec les pairs) et psychologique (anxiété, baisse de l’estime de soi, manque de confiance en soi, dépression…).
  • Le haut potentiel / la précocité / la surdouance
    • Le bilan neuropsychologique permet de dépister un haut potentiel et de préciser quelles aptitudes sont surdéveloppées. En effet, le cerveau ne fonctionne pas comme un tout mais il est le siège d'un ensemble de compétences. Le bilan permet de mieux cibler les points d'excellence et les aptitudes qui sont normalement développées, voire celles qui peuvent être fragilisées.
    • Dépister un haut potentiel permet de mieux comprendre les caractéristiques de son propre fonctionnement cognitif et émotionnel et d'éviter l'apparition d'un trouble psychopathologique secondaire (ou s'il existe déjà, de le gérer au mieux) ou de réfléchir à des adaptations (ex : saut de classe)
    • Parfois, le haut potentiel s'associe à un trouble de l'attention ou à un trouble spécifique des apprentissages (dyslexie, dyspraxie, dysgraphie), ce qui crée un équilibre fragile, la personne puisant dans ses forces pour compenser ses faiblesses.Mais quand cet équilibre est rompu, les résultats scolaires peuvent chuter et des troubles émotionnels (anxiété, dépression) peuvent apparaitre, d'où l'importance du bilan neuropsychologique.

Expérience professionnelle

  • Neuropsychologue et Docteur en Psychologie
    • Cabinet libéral depuis 2004 (N° ADELI : 759325483) : Neuropsychologue spécialisée dans le dépistage du TDAH (trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité) et du haut potentiel chez l'enfant et chez l'adulte
    • Anciennement rattachée à un établissement médico-éducatif (2007-2013) et aux Unités de Neurochirurgie de l'Epilepsie (Fondation Rothschild de Paris 19ème, Hôpitaux la Timone et Henri Gastaut de Marseille) (2003-2007)
  • Enseignante à l'Université (Paris V, Paris XI, Tours) - Master I et Master II de Psychologie (2004- 2015)

  • Formatrice professionnelle pour les personnels travaillant en institution spécialisée (2009-2014)
    • CRMH (Centre de Ressources MultiHandicap)
    • INSHEA (Institut National Supérieur de formation et de recherche pour l'éducation des jeunes Handicapés et les Enseignements Adaptés)
    • CESAP (Comité d'Etudes, d'Education et de Soins aux Personnes Polyhandicapées)
  • Animatrice de groupes de parole pour l'Association Epilepsie-France (2007-2009)

Formation, Diplômes et Travaux de Recherche Clinique

  • DESS de Psychologie Clinique et Psychopathologie mention Neuropsychologie. (2003). Université Paris V
  • DEA de Neurosciences. Université Aix-Marseille I
  • Maîtrise de Psychologie option Neurosciences. Université Aix-Marseille I
  • Licence de Psychologie. Université Aix-Marseille I
  • DEUG de Psychologie. Université Paris VIII

 


Neuropsychologie de l'Emotion & Epilepsie

Thèse de Doctorat : « La reconnaissance des émotions faciales : Développement chez l'enfant sain et épileptique »

  • Réalisée au sein de l'Unité de Neurochirurgie Pédiatrique de l'Epilepsie (Fondation Rothschild, Paris 19°) et du Laboratoire de Psychologie et Neurosciences Cognitives (CNRS, Université Paris V)
  • Financée par la Ligue Française Contre l'Epilepsie (LFCE) et par la Fondation Française pour la Recherche sur l'Epilepsie (FFRE)
  • Consulter la thèse : Télécharger le pdf
  • Résumé : Cette étude neuropsychologique a évalué la capacité des enfants sains et épileptiques à reconnaître les émotions sur le visage d'autrui, compétence précoce et fondamentale dans le développement socio-affectif de l'enfant. Dans cet objectif, nous avons créé un test de reconnaissance des expressions faciales adapté aux enfants et établi des références normatives à ce test. Les résultats ont révélé que la capacité à reconnaître les émotions dans les expressions faciales est une compétence largement fonctionnelle à la pré-adolescence (7-8 ans) mais qu'elle s'affine progressivement au cours de l'adolescence et jusqu'à l'âge adulte (16-25 ans). Le groupe d'enfants épileptiques obtenu une performance globale inférieure à celle des sujets témoins et l'épilepsie du lobe temporal s'associe souvent à des déficits de reconnaissance de la peur, du dégoût et de la neutralité (biais de négativité). En conclusion, cette recherche en neuropsychologie a permis de mieux comprendre les troubles émotionnels associés aux épilepsies partielles et c'est la première à avoir montré que l'épilepsie du lobe temporal peut perturber le développement normal de la reconnaissance des émotions faciales, en particulier la peur quand les crises débutent au cours des premières années de vie (sous la forme de convulsions fébriles).

 
Publications associées

  • Pinabiaux C., Golouboff N., Dubouch C. & Jambaqué I. (2011). Emotion contributes to memory for words in children and adolescents: Evidences from list learning and delayed recall. Child Neuropsychology
  • Jambaqué I., Pinabiaux C., Dubouch C., Fohlen M., Bulteau C. & Delalande O. (2009). Verbal emotional memory in children and adolescents with temporal epilepsy: a first study. Epilepsy Behavior, 16, 69-75.
  • Golouboff N., Fiori N., Delalande O., Fohlen M., Dellatolas G. & Jambaqué I. (2008). Impaired facial expression recognition in children with temporal lobe epilepsy: impact of early seizure onset on fear recognition. Neuropsychologia, 46, 1415-1428.
  • Jambaqué I., Plaza M., Gallagher A., & Golouboff N. (2008). Epilepsies de l'enfant : troubles du développement cognitif et socio-émotionnel. Edition Solal. Voir sur Amazon
  • Jambaqué I., Dellatolas G., Fohlen M., Bulteau C., Watier L., Dorfmuller G., Chiron C. & Delalande O. (2007). Memory functions following surgery for temporal lobe epilepsy in children. Neuropsychologia, 45, 2850-2862

 

Neuropsychologie de l'Apprentissage Moteur & Infirmité Motrice d'Origine Cérébrale (IMOC)

Développement des habiletés visuo-motrices chez des enfants atteints d’infirmité motrice cérébrale.

Laboratoire CIAMS, UFR STAPS (Université Paris-Sud), Laboratoire CesamS (Université de Caen), EME l'Ormaille CESAP

 

Résumé. L’infirmité Motrice d'Origine Cérébrale (IMOC) est un trouble consécutif à une lésion survenue chez l'enfant en période périnatale qui entraine des déficiences motrices et cognitives sévères. Cette étude neuropsychologique a évalué les capacités d'apprentissage moteur des enfants IMOC dans une tâche oculo-manuelle. 14 enfants IMOC, âgés de 16.3 ans en moyenne  (±3.8 ans), ont participé à cette étude dont la tâche consistait à suivre, à l’aide d’un stylet dirigé par la main dominante sur une tablette graphique, une balle qui se déplaçait pendant 20 secondes sur un écran d'ordinateur. Les résultats ont mis en évidence un effet d'apprentissage avec une amélioration des performances entre le pré-test et le post-test uniquement pour le groupe d'enfants qui s'est entraîné (leurs scores sont passés de 18,8% (±15,6) à 36,3% (±32,2) pour le recouvrement de la cible et de 6,3cm (±2,44) à 3,24 cm (±1,05) pour la distance moyenne à la cible). De plus, seuls les enfants entraînés ont amélioré leurs performances pour la poursuite de la balle dans l'axe vertical, ce qui indique une amélioration du contrôle du membre supérieur dans sa globalité. Cette étude en neuropsychologie est la première à avoir montré que les enfants IMOC améliorent les capacités visuo-manuelles de leur main dominante grâce à la répétition d'une tâche et qu'ils maintiennent leurs acquis dans le temps, le bénéfice s'observant toujours un mois après l'entrainement. Ces résultats, obtenus avec une méthode peu couteuse en temps et peu contraignante, suggèrent que la réalité virtuelle est une alternative aux thérapies lourdes actuelles pour les enfants accueillis en institution spécialisée.